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Fin des lampes à décharge : ce que la directive européenne impose aux collectivités

Ce que la réglementation européenne (Ecodesign, RoHS) change pour les communes : échéances de fin des lampes à décharge et passage à la LED.

5 min de lectureMis à jour le 17 août 2026

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La fin des lampes à décharge est désormais inscrite dans la réglementation européenne. Entre le règlement Écoconception applicable aux sources lumineuses et la directive RoHS sur les substances dangereuses, le sodium haute pression, les iodures métalliques et les tubes fluorescents quittent progressivement le marché. Pour les collectivités, cette échéance n’est pas un détail technique : elle conditionne la maintenance, l’approvisionnement en pièces et le calendrier de passage à la LED de leur parc d’éclairage public.

Deux réglementations qui se complètent

Il faut distinguer deux textes européens qui agissent en parallèle sur les sources lumineuses.

Le règlement Écoconception (SLR)

Le règlement (UE) 2019/2020, dit Single Lighting Regulation (SLR), fixe des exigences minimales d’efficacité énergétique pour les sources lumineuses. Applicable depuis le 1er septembre 2021, il a remplacé les anciens règlements d’écoconception. Concrètement, une source qui n’atteint pas le seuil d’efficacité lumineuse exigé (exprimé en lm/W) ne peut plus être mise sur le marché de l’Union. De nombreuses technologies à décharge, peu efficaces au regard de la LED, sont éliminées par ce seuil.

La directive RoHS sur le mercure

La directive RoHS limite l’usage de substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques, dont le mercure. Or les lampes à décharge (fluorescentes, sodium, iodures) contiennent du mercure et bénéficiaient jusqu’ici d’exemptions. Ce sont l’expiration de ces exemptions qui a précipité le retrait de plusieurs familles de lampes, parfois plus tôt que ne le prévoyait le seul SLR.

Les échéances réelles à connaître

Les dates suivantes sont issues des textes européens et des analyses de l’AFE (Association Française de l’Éclairage). Elles méritent d’être suivies de près car elles s’échelonnent.

  • 25 février 2023 : retrait du marché des lampes fluorescentes compactes sans ballast intégré (et de certaines lampes annulaires).
  • 25 août 2023 : fin de la mise sur le marché des tubes fluorescents linéaires T5 et T8, à la suite de l’expiration des exemptions RoHS.
  • 24 février 2027 : échéance attendue pour plusieurs exemptions concernant les lampes à décharge haute intensité, notamment certaines lampes au sodium haute pression et aux iodures métalliques. L’AFE a publié un guide dédié intitulé « Comment gérer la fin des lampes à décharge en 2027 en éclairage extérieur ».

Important : l’interdiction porte sur la mise sur le marché des lampes neuves, pas sur leur usage. Une lampe déjà installée peut continuer à fonctionner. Mais dès qu’elle tombe en panne, la commune risque de ne plus trouver de source de rechange compatible. C’est cette rupture d’approvisionnement qui crée l’urgence.

À retenir : la France compte environ 9,5 millions de points lumineux d’éclairage public. Les lampes à vapeur de mercure, interdites de mise sur le marché depuis 2015, en représentent encore une part notable ; les lampes au sodium constituent la majorité du parc restant. La LED ne couvre encore qu’une fraction de l’ensemble.

Conséquences concrètes pour les communes

Un risque de maintenance, pas seulement réglementaire

Le premier impact est opérationnel. À mesure que les stocks de lampes à décharge s’épuisent, remplacer une source grillée devient compliqué et coûteux. Une panne sur un mât de voie de circulation ou un parking ne pourra plus toujours être réparée à l’identique. Le problème est particulièrement aigu sur les installations sportives : de nombreux gymnases, stades et terrains communaux restent équipés de projecteurs à iodures métalliques, dont les sources deviennent introuvables et qui figurent en première ligne des équipements à rénover. Anticiper évite de gérer ce risque dans l’urgence, point lumineux par point lumineux.

Le passage à la LED comme réponse durable

La rénovation en LED répond à la fois à la contrainte réglementaire et aux objectifs de sobriété énergétique. Les luminaires LED dépassent aujourd’hui largement les seuils d’efficacité du SLR, avec des rendements pouvant atteindre 170 à 200 lm/W sur les gammes les plus performantes. Ils offrent une durée de vie élevée (mesurée en L70/L80), une compatibilité avec le pilotage (gradation, abaissement nocturne) et une maintenance fortement réduite. Pour l’éclairage des voies de circulation et la rénovation de parc, la transition est l’occasion de repenser l’éclairement (lux), l’uniformité (U0) et la maîtrise des nuisances lumineuses.

Pour outiller cette démarche, consultez nos solutions dédiées aux voies de circulation et aux parkings. Une étude photométrique préalable, sur logiciel DIALux, permet de dimensionner précisément le remplacement.

Comment anticiper sereinement

Trois étapes structurent une transition maîtrisée. D’abord, un inventaire du parc identifiant les sources à décharge encore en service et leur criticité. Ensuite, une priorisation des sites les plus exposés au risque de panne (axes structurants, équipements de sécurité). Enfin, une planification pluriannuelle du remplacement, adossée aux dispositifs de financement. Les certificats d’économies d’énergie (CEE) et les aides à la rénovation des parcs d’éclairage public peuvent alléger significativement l’investissement. Cette logique d’audit puis de phasage est détaillée dans notre article sur la rénovation de l’éclairage public LED en commune.

Pour les collectivités souhaitant s’affranchir des contraintes de raccordement, l’éclairage public solaire autonome constitue une option complémentaire sur certains usages.

FAQ

Les lampes à décharge sont-elles interdites d’utilisation ?

Non. La réglementation interdit la mise sur le marché de lampes neuves au-delà des échéances fixées, pas l’usage des lampes déjà installées. Le problème pratique vient de l’impossibilité progressive de les remplacer en cas de panne.

Quelle est la date clé pour le sodium haute pression et les iodures métalliques ?

Plusieurs exemptions RoHS concernant ces lampes à décharge haute intensité sont attendues à échéance autour du 24 février 2027. L’AFE recommande aux collectivités d’anticiper dès maintenant la sortie de ces technologies.

Quelles aides pour financer le passage à la LED ?

Les certificats d’économies d’énergie (CEE) et les dispositifs d’aide à la rénovation des parcs d’éclairage public peuvent couvrir une partie de l’investissement. Le montant dépend du projet et de l’ampleur des économies générées.

Faut-il une étude avant de remplacer un luminaire ?

Oui. Une étude photométrique vérifie que le luminaire LED retenu respecte les niveaux d’éclairement (lux), l’uniformité (U0) et la maîtrise de l’éblouissement attendus pour l’usage, et évite tout sous- ou sur-dimensionnement.

Besoin d’une étude photométrique ?

L’audit et l’étude photométrique relèvent d’un bureau d’étude en éclairage : nous vous recommandons l’expertise de l’agence Luminance Consulting, le bureau d’étude en éclairage qui collabore à la réalisation de nos gammes de luminaires suivant une profonde analyse des besoins des clients les plus exigeants. Luminance réalise l’audit de votre parc, l’étude DIALux et la vérification de conformité aux exigences applicables. Rexylum, de son côté, conçoit et fournit les luminaires et solutions d’éclairage prescrits : pour le choix du matériel adapté à votre projet, contactez-nous et anticipez sereinement la fin des lampes à décharge.

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