Éclairage d’un terrain de football aux normes FFF : classes E1 à E7, lux et uniformité

Mettre un stade en conformité pour la pratique en nocturne suppose de maîtriser l’éclairage d’un terrain de football aux normes FFF. La Fédération Française de Football classe les installations d’éclairage en sept niveaux (E1 à E7) et fixe, pour chacun, des objectifs précis d’éclairement horizontal en lux, d’uniformité et de limitation de l’éblouissement. Cet article détaille ces exigences et la façon dont une solution LED moderne permet de les atteindre durablement, avec une consommation maîtrisée.

Le classement FFF de l’éclairage : sept niveaux E1 à E7

Le Règlement de l’éclairage des terrains et installations sportives de la FFF (édition 2021, intégrant la norme NF EN 12193) définit sept niveaux de classement pour le football grand jeu. Seules les installations conformes au niveau requis peuvent accueillir des compétitions officielles en nocturne. Le niveau visé dépend du projet sportif du club et du niveau de compétition disputé :

  • E1 et E2 : niveaux les plus élevés, retransmissions télévisées et hautes exigences ;
  • E3 et E4 : compétitions de bon niveau, sans contrainte TV majeure ;
  • E5, E6, E7 : pratique régionale, départementale et entraînement.

Le classement est prononcé par la Commission Fédérale des Terrains et Installations Sportives (CFTIS) sur la base d’une étude photométrique transmise via la commission régionale. À noter qu’une source LED double la durée de validité du classement par rapport aux anciennes lampes à iodures métalliques, un argument de plus en faveur du passage en LED.

Niveaux d’éclairement horizontal en lux par classe

L’éclairement moyen horizontal (EhMoy), mesuré au sol, constitue le critère central. Le règlement distingue une valeur à la mise en service et une valeur à maintenir dans le temps (la dégradation du flux lumineux étant intégrée via le facteur de maintenance). Voici les valeurs de référence du règlement FFF :

  • E1 : 2300 lux à la mise en service, 1840 lux à maintenir ;
  • E2 : 1250 lux à la mise en service, 1000 lux à maintenir ;
  • E3 : 750 lux à la mise en service, 600 lux à maintenir ;
  • E4 : 400 lux à la mise en service, 320 lux à maintenir ;
  • E5 : 250 lux à la mise en service, 200 lux à maintenir ;
  • E6 : 150 lux à la mise en service, 120 lux à maintenir ;
  • E7 : 75 lux à maintenir.

Les mesures s’effectuent sur un maillage de 25 points pour les niveaux E4 à E7 et sur 77 points pour les niveaux E1 à E3. Pour ces derniers, un éclairement vertical (EvMoy) est également exigé afin de garantir une bonne lisibilité des actions pour les caméras de télévision et les acteurs du jeu.

Uniformité : ne pas raisonner qu’en lux moyens

Une valeur moyenne élevée ne suffit pas : encore faut-il que la lumière soit répartie uniformément sur l’aire de jeu, sans zones d’ombre ni surbrillances. Le règlement impose deux facteurs d’uniformité :

  • U1h (rapport EhMin/EhMax) : ≥ 0,6 pour E1, ≥ 0,5 pour E2, ≥ 0,4 pour E3 ;
  • U2h (uniformité EhMin/EhMoy, le « U0 » au sens courant) : ≥ 0,7 pour E1, ≥ 0,6 pour E2, ≥ 0,4 pour E3.

L’uniformité dépend directement du choix des optiques, du nombre de projecteurs et de leur implantation. C’est l’un des paramètres les plus difficiles à garantir sans une photométrie sérieuse en amont, et l’une des raisons pour lesquelles une étude photométrique avant achat est indispensable.

Éblouissement, IRC et température de couleur

Pour préserver le confort visuel des joueurs, des arbitres et du public, le règlement plafonne le taux d’éblouissement (Glare Rating, GR) à 50 pour les niveaux E1 à E5, sur une échelle de 0 à 100. La maîtrise de l’éblouissement passe par l’inclinaison des projecteurs (axe optique ≤ 70° par rapport à la verticale), par des optiques anti-éblouissement et par une implantation soignée. Ce sujet, transversal à tous les terrains, est approfondi dans notre article dédié à l’UGR et l’éblouissement en éclairage sportif.

Côté qualité de lumière, l’indice de rendu des couleurs (Ra ou IRC) doit être supérieur à 70 pour les niveaux E1 à E3 et à 60 pour les niveaux E4 à E7. La température de couleur doit dépasser 5000 kelvins (K), une lumière blanche froide qui favorise la distinction des couleurs de maillots et la netteté visuelle. Les LED de qualité atteignent aisément ces valeurs tout en offrant une efficacité lumineuse élevée, exprimée en lumens par watt (lm/W).

Implantation : mâts latéraux ou périphériques

En extérieur, les projecteurs ne peuvent jamais être suspendus au-dessus de l’aire de jeu. Deux familles d’implantation sont admises : latérale (sur mâts, portiques ou toitures de tribunes) et angulaire (généralement quatre mâts d’angle). Le règlement fixe des distances minimales et des hauteurs précises : la ligne de feu doit se situer à au moins 12 m de la ligne de touche pour E1, et l’angle d’installation des luminaires doit être compris entre 25° et 45° par rapport à l’axe longitudinal. Pour limiter l’éblouissement des gardiens, l’implantation de sources est déconseillée dans la zone de 10° de part et d’autre des lignes de but.

Pourquoi passer en LED pour un terrain de football

Face aux anciens projecteurs à iodures métalliques, la LED apporte plusieurs avantages décisifs pour un éclairage de stade : allumage et extinction instantanés (utile pour l’alimentation de substitution exigée en E1 à E3), efficacité lumineuse pouvant dépasser 150 à 170 lm/W, maintien du flux plus stable dans le temps, et pilotage fin (gradation, scénarios entraînement/compétition). La durée de classement doublée par la FFF pour les sources LED traduit cette fiabilité accrue. Vous retrouverez nos solutions adaptées dans l’univers éclairage football et rugby extérieur, et notre projecteur linéaire haute efficacité GALAXY HP 170 lm/W illustre le niveau de performance attendu sur ce type d’installation.

Les principes développés ici pour le football se transposent largement au rugby, avec des spécificités propres : consultez nos recommandations pour l’éclairage d’un terrain de rugby aux normes FFR.

Facteur de maintenance et pilotage des usages

Les niveaux d’éclairement du règlement sont des valeurs à maintenir : c’est pourquoi le tableau FFF distingue une valeur à la mise en service et une valeur à maintenir, l’écart correspondant au facteur de maintenance. Concrètement, on installe une puissance offrant une marge initiale qui se dégrade progressivement jusqu’au seuil requis avant la maintenance suivante. La qualité des LED, des drivers et la gestion thermique conditionnent la vitesse de cette dérive ; des projecteurs à durée de vie utile élevée (L80, L70) limitent le surdimensionnement et espacent les interventions sur les mâts.

Le pilotage de l’installation LED apporte un dernier levier décisif. Un même terrain accueille entraînements, matchs et parfois usages scolaires, qui n’exigent pas le même éclairement. La gradation et les scénarios permettent d’ajuster la lumière à l’usage réel, de réduire la consommation et de prolonger la durée de vie des sources, tout en respectant le niveau de classement lors des compétitions officielles.

FAQ

Quel niveau d’éclairement faut-il pour un terrain de football de club amateur ?

Pour la pratique régionale, départementale et l’entraînement, les niveaux E5 à E7 sont généralement visés, soit de 200 lux à 75 lux à maintenir selon le classement. Un club souhaitant accueillir des compétitions de niveau supérieur devra viser E4 (320 lux) ou au-delà. Le niveau exact dépend du règlement de la compétition disputée.

Quelle température de couleur la FFF impose-t-elle ?

Le règlement FFF exige une température de couleur supérieure à 5000 K et un indice de rendu des couleurs (IRC) supérieur à 70 pour les niveaux E1 à E3, et supérieur à 60 pour les niveaux E4 à E7. Une lumière blanche froide améliore la perception des couleurs et la netteté des actions.

L’éclairage LED est-il accepté par la FFF ?

Oui. Le règlement intègre explicitement la technologie LED et lui accorde même une durée de classement doublée par rapport aux sources à iodures métalliques, en raison de sa meilleure stabilité de flux. La LED facilite par ailleurs le respect du critère d’allumage instantané exigé pour l’alimentation de substitution des niveaux E1 à E3.

Comment garantir le respect des normes avant d’acheter les projecteurs ?

En réalisant une étude photométrique (DIALux ou Relux) qui simule l’implantation, calcule l’éclairement moyen, l’uniformité et l’éblouissement, et vérifie la conformité au niveau de classement visé. C’est cette étude qui est transmise à la CFTIS pour le classement de l’installation.

Besoin d’une étude photométrique ?

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